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Grabels : des malfaçons réparées après un an de bataille

Grabels : des malfaçons réparées après un an de bataille

La pugnacité des habitants de Grabels (Hérault) et de la CLCV aura eu raison des réticences du bailleur. Après un an de tractations, les malfaçons de la résidence neuve Carré Richer de Belleval ont été réparées ou sont sur le point de l'être.

La livraison de logements neufs peut réserver quelques désagréables surprises à leurs premiers occupants. Les locataires de la résidence Carré Richer de Belleval, à Grabels (Hérault), l'ont appris à leurs dépens en juin 2017.

Dans tous les appartements du rez-de-chaussée, les douches italiennes présentaient en effet des malfaçons et les utiliser entraînait systématiquement une inondation de la salle de bains, avant que l'eau ne s'écoule dans le reste de l'habitation. Dans un des appartements, un volet extérieur manquait. De l'eau s'infiltrait dans les gaines électriques, etc.

« Des locataires sont venus nous voir pour nous en parler", explique Cathy, de la CLCV Montpellier. Des membres de l'association se rendent alors sur place et constatent les problèmes, notamment sur les douches : « Dans les douches italiennes, le sol doit s'incliner vers la bonde pour permettre l'évacuation des eaux. J'ai pris un niveau ; il était à zéro. »

Informé par la CLCV, le bailleur ACM Habitat refuse dans un premier temps d'intervenir, rejetant la faute et la responsabilité sur le promoteur. Quant au volet, il faudrait se référer à l'architecte au motif que seul celui-ci a le droit d'intervenir sur l'extérieur.

« Nous avons rencontré une forte résistance », raconte Cathy. Mais elle et les habitants refusent de lâcher. « Il y a eu des tractations et, à force, nous avons obtenu des cabines de douches avec une réfection des joints d'étanchéité », précise la militante. Les dernières ont été posées en octobre et le volet manquant également. Des travaux sont également en cours sur les gaines électriques. Le bailleur a quant à lui ouvert une procédure de « dommages ouvrages » contre le promoteur. 

 

Crédit photo : Pixabay